On y pense rarement car la dépense est quotidienne et diluée — 12€ ici, 2€ là, un café à 3€... Mais additionnées sur un mois, ces petites sommes représentent souvent le deuxième ou troisième poste de dépenses après le loyer et les courses. C'est aussi l'un des plus faciles à réduire sans rien sacrifier au plaisir.
Préparer sa lunch box 2 à 3 fois par semaine est l'action la plus impactante. Un repas fait maison (restes du dîner, salade composée, wrap, soupe en thermos) coûte 1,50 à 3€ contre 10 à 15€ au restaurant. Sur 3 jours par semaine, l'économie mensuelle dépasse 80 à 100€. La préparation prend 10 minutes la veille avec les restes du dîner — aucune organisation supplémentaire nécessaire.
Les tickets restaurant (ou carte Swile/Edenred) sont exonérés d'impôt et de charges sociales jusqu'à 13,09€ par titre en 2025 (dont 60% payés par l'employeur). Si votre employeur les propose et que vous ne les utilisez pas systématiquement, vous perdez de l'argent. À l'inverse, ne les utilisez pas uniquement dans des restaurants — ils sont acceptés en grande surface, boulangeries et épiceries pour composer un repas moins cher.
Si votre entreprise dispose d'un restaurant d'entreprise, c'est très souvent l'option la moins chère du marché. Les prix sont subventionnés par l'employeur et le comité d'entreprise. Un repas complet y coûte généralement 3 à 6€ contre 12 à 18€ à l'extérieur. La qualité s'est considérablement améliorée dans la plupart des grandes entreprises. Si vous l'évitez par habitude, reconsidérez : vous pourriez économiser 100€ par mois.
Un café au bar coûte 1,80 à 3€. Deux cafés par jour, 22 jours ouvrés par mois : entre 79 et 132€ par mois rien que pour le café. Une machine à café de bureau (ou personnelle, 30 à 80€ d'investissement) réduit le coût à 10 à 20 centimes par tasse. Même en conservant un café au café 2 fois par semaine pour le plaisir social, l'économie mensuelle dépasse 60 à 80€.
Des applications comme Too Good To Go (paniers repas à -70%), Frichti (livraison de repas frais à prix équilibrés), ou les offres du midi de Deliveroo et Uber Eats (souvent moins chères qu'en soirée) permettent de manger livré ou à emporter pour 5 à 8€. Les cartes de fidélité des boulangeries et sandwicheries (souvent 1 offert pour 10 achetés) représentent aussi une économie réelle sur l'année.
Quand vous déjeunez au restaurant, la formule du midi (entrée + plat ou plat + dessert) coûte généralement 12 à 16€ contre 20 à 28€ à la carte. Beaucoup de bons restaurants proposent une formule déjeuner à tarif réduit pour attirer la clientèle d'affaires. C'est souvent le même chef, les mêmes produits, mais à 30 à 40% moins cher qu'en soirée ou à la carte.
Adoptez la règle du 3-2 pour le déjeuner : 3 jours de lunch box maison, 2 jours de cantine ou restaurant. Cette répartition vous permet de garder le plaisir social du repas partagé tout en réduisant drastiquement votre budget mensuel. Sur 22 jours ouvrés, vous mangez dehors seulement 8 à 9 fois — ce qui est déjà bien et largement suffisant pour maintenir le lien social avec vos collègues.
2 cafés par jour à 2,50€ pièce = 5€/jour = 110€/mois = 1 320€/an. Ce chiffre surprend toujours. Ce n'est pas en arrêtant le café qu'on économise — c'est en en réduisant la fréquence d'achat extérieur et en préparant les autres à la maison ou au bureau. Gardez le café du matin avec un collègue ou ami : c'est souvent un moment de lien social précieux. Mais supprimez ceux qui sont purement habituels et consommés seul.
Le déjeuner est l'une de ces dépenses qu'on ne voit pas parce qu'elle est quotidienne et petite — mais qui représente sur l'année un poste budgétaire majeur. Trois lunch box par semaine, la cantine pour les autres jours, et un café de moins par jour : ces trois gestes simples peuvent libérer 100 à 150€ par mois sans rien sacrifier au plaisir de manger bien.