En France, chaque jour, 22 personnes reçoivent un organe qui leur sauve la vie — et 3 meurent faute de greffon disponible. Le don d'organes reste entouré de nombreuses idées reçues. Voici les faits, vos droits, et comment faire connaître votre choix.
* Selon les sondages IFOP — mais seulement 35 % l'ont signalé à leurs proches.
« Si je suis donneur, les médecins feront moins d'efforts pour me sauver. »
L'équipe médicale qui vous soigne est totalement indépendante de l'équipe de prélèvement. Ce sont deux équipes distinctes, avec des obligations différentes.
« Ma religion interdit le don d'organes. »
Toutes les grandes religions (catholicisme, islam, judaïsme, protestantisme, bouddhisme) acceptent ou encouragent le don d'organes comme acte de solidarité.
« Je suis trop vieux ou malade pour donner. »
Il n'y a pas de limite d'âge légale. C'est l'état de santé des organes au moment du décès qui détermine leur utilisabilité, évalué par les médecins.
« Une carte de donneur suffit. »
La carte n'a aucune valeur légale. En France, le principe est le consentement présumé — seule l'inscription au registre des refus ou la parole des proches compte.
En France, le consentement est présumé — vous êtes donneur par défaut sauf inscription au registre de refus. Mais les médecins consultent toujours la famille. Dites-leur votre souhait.
Seule l'inscription sur le RNR (registrenationaldesrefus.fr) garantit légalement que vos organes ne seront pas prélevés. La carte de donneur n'a aucune valeur juridique.
Il est possible de donner un rein ou une partie du foie de son vivant à un proche. Une procédure médicale et juridique encadrée, réalisée dans les CHU agréés.
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